A la façon de Magritte

La fenêtre enferme le champ de vision comme elle définit les rebords du sujet.

Magritte, La Condition Humaine

Magritte, La Condition Humaine

Elle devient le cadre naturel à la place de celui de la photographie ou du tableau. Il y a un double cadre et donc une mise en abyme des sujets et de la multiplicité des représentations.
Au delà, l’ouverture sur la fenêtre fait apparaître les rapports entre l’intérieur et l’extérieur, seul élément attrayant de la représentation, l’œil du spectateur est attiré vers le paysage extérieur qui lui donne l’envie de s’enfuir de l’intérieur triste et sombre pour dépasser les cadres de l’oeuvre et découvrir cet extérieur campagnard et sauvage.

Mais à bien y réfléchir, l’extérieur est lui même stylisé et pauvre dans ses éléments et stéréotypé. L’enfermement est donc total et le choix se fait entre deux représentations d’une même réalité dont l’une est seulement plus attirante que l’autre.

Magritte, la lunette d'approche

Dans le second tableau, la désillusion est encore plus claire. La fenêtre qui donnait à voir un beau paysage de mer ensoleillée s’ouvre sur un fond noir. La fenêtre n’est qu’un décor en trompe l’œil. L’homme est enfermé dans un réel qui l’emprisonne, limite ses facultés et ne lui offre que des palliatifs sous forme d’images masquant sa condition.

Voici en guise de prolongement et sur le même thème une photographie du château de Cheverny (Loire et Cher). La photographie a été retouchée afin d’atténuer le contraste et de rendre un effet proche du dessin pour les éléments ancien du décor intérieur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code