Putin Purée, Paris me manque

Me voilà depuis un mois à vivre à moitié au lit, au gré de mes fatigues, de mes vertiges, de mes déprimes, de mes passages à vide.

Il y aurait aussi AKIRA KUROSAWA à la Filmothèque du Quartier Latin, la nuit Kubrik à la Cinémathèque qui fermera pour l’occasion à une heure du matin. Quoi de mieux en effet que de découvrir une exposition en nocturne, quand la nuit est tombée, que l’état d’esprit n’est pas celui de l’après midi, que la foule de la pleine journée s’est éparpillée et que reste les plus fans, un public restreint qui se côtoie dans une ambiance apaisée ? Et puis, afin de profiter de mes vacances et oublier le temps pluvieux qui fait ressembler ce mois de juillet au mois d’avril, je pourrais profiter du cycle Eclat de Rire au Forum des Images.

Habiter en province, c’est sûr, il y a des avantages : on a une maison avec jardin pour faire pousser ses tomates, ses concombres et ses laitues pour un prix contre lequel on aurait un deux pièces dans Paris.

Mais moi qui suis quasi enfermée depuis un mois, la capitale où j’ai grandi me manque. Accrochée à mon iPad et portée par l’ennui, je me suis lancée dans Twitter, histoire de tester, d’au moins savoir de quoi il s’agit, parce que c’est important de comprendre comment fonctionne ce qu’utilise des millions – peut être des milliards tellement il est difficile de mesurer les proportions de ce type de phénomène mondialisé – de personnes.

Comment je ne suis pas encore désespérée au point de me lancer dans la description de mon quotidien façon Loft Story pour individus lambda qui se mettent en scène comme des stars hollywoodiennes débarquées à la pleine Saint Denis avec escale à Bollywood, j’ai pris le parti de m’inscrire à différents journaux : le Monde, le Nouvel Obs, Rue 89. Je me suis aussi abonné à Maître Eolas, célèbre blogueur dans mon microcosme professionnel puis à différents de ses “followers” qui appartiennent manifestement au même petit monde. Enfin, de fil en aiguille, je me suis abonnée à des fils d’information sur l’actualité culturelle de Paris. Je découvre alors que je pourrais passer chaque jour de la semaine à regarder des films classiques à la belle étoile, que je pourrais aller visiter l’exposition Paris au Temps des Impressionnistes à la Mairie de Paris puis enquiller à l’Orangerie qui consacre une exposition à Gino Severini.

Enfin, pour dépasser mes centres de référence habituels et découvrir des quartiers que je connais moins, je me perdrais seule dans les ruelles étroites du Marais, je découvrirai St Germain des Prés en essayant d’imaginer quelle pouvait être l’ambiance dans le Paris d’après guerre, au temps du jazz et de Juliette Gréco. Seule, de la musique dans les oreilles, arpentant Paris au gré de mes envies, isolée du monde par mon baladeur mais participant en même temps à la vie de la capitale, participant aux ruées et au stress des parisiens et banlieusards éternellement pressés, avalant quatre à quatre les marches du métro, grimpant à grandes enjambées les escalators et se pressant aux heures de pointe dans les rames bondées. A ces moments là, on sent le cœur de la capitale vibrer sous ses pieds. On a chaud, on est bousculé mais on participe aux pulsations de la capitale.

Alors, moi aussi, je veux vivre à Paris, retrouver une vie plus trépidante, côtoyer les bobos, les touristes et les hommes d’affaire et profiter des richesses culturelle de la cité.

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