Trouville / Deauville

Troisième jour, découverte de Deauville et de Trouville, les deux villes rivales situées de part et d’autre de l’Houque.

D’abord, Trouville et ses majestueuses demeurres, vestiges d’un temps passé, des premières stations balnéaires où se pressaient l’aristocratie et la riche bourgeoisie parisienne.

Premiers “people”, premiers effets de mode.

L’office du Tourisme vend deux dépliants qui permettent de visiter la ville côté pêcheur ou côté baigneur.

Côté baigneurs, les planches de Trouville qui débutent au niveau du casino permettent de se plonger dans cette époque révolue.

A cette saison, les installations balnéaires sont dépeuplées, ce qui renforce le sentiment d’une splendeur passée, comme si l’on se trouvait sur un vieux site romain ou grecque où l’on peut imaginer les ombres des grandes dames à ombrelles, des messieurs en costumes de bain. Ce qui me vient instantanément à l’esprit, c’est le livre de Bécassine que je lisais enfant, lui même témoin d’une époque révolu.

L’arrière du casino délabré accroît ce sentiment de nostalgie. On pourrait presque voir à travers la verrière les ombres de ces personnages du passé.

On croise à la fin de la promenade l’Hotel des Roches Noires où séjourna Marcel Proust.

Même de temps gris, les couleurs se détachent dans le ciel. Les grandes baies vitrées s’ouvrent sur la mer. Quel

plaisir cela doit être d’assister à une tempête installée confortablement derrière une de ces vitres, d’assister aux changements de lumière et de couleur.

Côté pêcheurs, les étals du marché offrent les poissons pêchés dans la nuit.

Les bateaux de pêche sont amarrés sur le canal de la Touque.

On emprunte le pont des Belges pour découvrir Deauville. L’impression y est moins favorable. Alors que Trouville est construite à flancs de coteaux, ce qui induit des perspectives, des petites ruelles montant à l’assaut de la colline, des volées d’escalier, Deauville s’étend sur une surface plane.

Ses constructions sont plus massives, le plan de la ville est plus rectiligne. Bref, moins de charme. Même quand on arrive aux célébrissimes planches, on est déçu. Certes, le temps n’est pas radieux mais le défilé des cabines de bain ne donne pas aux lieux un grand charme et devant le grand hotel  de front de mer est gaché par la construction moderne qui abrite la piscine olympique.

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